David Woollcombe - le dépistage précoce peut vous sauver la vie

Mon message est fort simple – le dépistage précoce peut vous sauver la vie.

J'ai connu le cancer de la prostate en 1979, quand mon père a eu un diagnostic positif.  Il avait 47 ans.  J'avais 15 ans.  Ni lui ni moi ne savions ce qu'était une prostate.  Même si mon père avait lutté farouchement et malgré les meilleurs efforts de ses médecins – chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie – son cancer s'était répandu au-delà de la prostate au moment où il avait été découvert et il est décédé trois ans et demi après son diagnostic.  Cela se passait bien avant l'adoption de tests de l'APS et la plupart des gens qui connaissaient quelque peu le cancer de la prostate croyaient qu'il s'agissait d'une maladie du vieillard.

Aujourd'hui, on sait que ce cancer n'est pas une maladie qu'on contracte seulement à 70 ans et qu'on meurt d'une autre maladie.

Avançons jusqu'à 2009.  J'ai interrompu ma routine d'avoir un examen médical annuel à l'âge de 44 ans, car j'étais très confiant d'être en parfaite santé. Ma seule préoccupation était de me faire dire par mon médecin que je devrais boire un peu moins de vin rouge et de m'entraîner plus fréquemment.

Compte tenu de l'expérience de mon père, j'avais l'habitude de subir l'infâme toucher rectal chaque année et j'ai commencé à passer le test de l'APS vers la fin de la trentaine. Même si mon taux d'APS n'était que légèrement élevé, la clinique médicale que je fréquente effectue souvent une échographie abdominale qui, entre autres, mesure la taille de la prostate.  Peu après mon examen, mon médecin m'a téléphoné pour me dire que la taille de ma prostate avait considérablement augmenté depuis l'année précédente et qu'il serait prudent de me renvoyer à un urologue. Je me souviens de lui avoir demandé quel numéro, sur une échelle de 1 à 10, 1 n'étant rien à s'inquiéter et 10 étant le risque de mourir du cancer de la prostate, m'attribuerait-il?  Lorsqu'il m'a dit 4 ou 5, je savais que j'avais un grave problème.

L'urologue a répété le test du toucher rectal et le test de l'APS et m'a dit que j'avais probablement le cancer de la prostate et m'a recommandé de subir une biopsie. La prochaine étape pour moi, la plus difficile, était de le dire à mon épouse.  Heureusement, elle est plus courageuse que moi, et n'a jamais démontré son inquiétude.  Les hommes dans la même situation qui sont mariés à des femmes fortes sont très chanceux.
J'ai subi ma biopsie 3 jours plus tard.  Même si cette procédure n'est pas agréable, elle est heureusement brève. Attendre les résultats pathologiques est plus stressant, même si d'une certaine façon l'attente et les multiples visites chez le médecin ont eu un côté positif. En effet, la durée du processus m'a donné le temps d'accepter le diagnostic et d'avoir l'occasion de poser les questions que je voulais.

Quand mes résultats se sont avérés positifs, mon médecin m'a recommandé la chirurgie comme étant la meilleure solution pour moi.  On a discuté de différents choix, mais aucun n'avait autant de sens pour moi que de me faire enlever la prostate.  Et le plus tôt serait le mieux. À mon grand étonnement, plusieurs ouvrages sur le cancer de la prostate offrent des tableaux indiquant les taux de survie d'hommes de différents âges, antécédents familiaux, stades du cancer, etc. Cela m'a réconforté quelque peu, mais ce n'étaient que des statistiques.

Ce que je voulais vraiment savoir c'est si j'allais vivre plus longtemps que mon père. Je me souciais peu des effets secondaires possibles – je savais qu'aucun de ces effets ne serait un facteur si j'allais mourir.
J'ai ensuite subi une prostatectomie radicale un mois plus tard.  On ne peut pas savoir avant d'obtenir les résultats pathologiques après la chirurgie si le cancer s'est répandu ou non au-delà de la prostate.  J'ai eu de la chance. Le cancer ne s'était pas répandu. Il n'y avait donc pas lieu de suivre une radiothérapie ou autre traitement. Je devais seulement prendre un congé de travail de 4 à 5 semaines pour récupérer de ma chirurgie.

Quatre ans plus tard, je suis toujours en rémission. Je vois mon chirurgien tous les 6 mois pour passer un test d'APS de suivi.  Tant que ce test donnera de bons résultats, tout ira bien.

Quelles sont donc les leçons à tirer de mon expérience? 

D'abord, passez un test.  Si le cancer de la prostate est dépisté et traité tôt, il est très guérissable.  Le test est très simple.  On entend parfois dire que le dépistage par ce test entraîne des biopsies inutiles.  Selon moi, qu'est-ce ça peut bien faire?  Vaut mieux affronter le problème dès que possible.  Le test de l'APS n'est pas infaillible, mais il n'est préférable à rien du tout.

Ensuite, commencez à passer des tests à un jeune âge.  Dans le pire des cas, vous payez 30 $ par année pour un test de l'APS inutile.  J'arrive à peine à ignorer l'ironie que le RAMO ne remboursait pas mes tests de l'APS avant d'avoir le cancer de la prostate alors que maintenant que je suis sans cancer il est remboursé. Je suis certain que cela fait du sens à un fonctionnaire du ministère de la Santé, mais pas pour moi.

C'est trop facile de ne pas se soumettre à un examen physique annuel.  Prenez votre rendez-vous dès aujourd'hui et demandez à votre médecin de vous faire passer un examen pour le cancer de la prostate.
 
 

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