Mark Thompson : Briser le silence

La peur empêche les hommes de parler à leur médecin de cette maladie. C’est la peur de l’inconnu, une appréhension de que ce pourrait trouver le médecin et de ce que le diagnostic pourrait signifier.

Les gens ne veulent pas penser qu’ils pourraient cesser de vivre, ne pas voir leurs enfants grandir. Ils préfèrent ne pas savoir au sujet du cancer de la prostate. Le silence qui entoure cette maladie dure depuis trop longtemps – et le silence est mortel.  

Comme bien des hommes, je n’allais voir le médecin, avant mon diagnostic, que si j’avais un problème : une blessure sportive ou une affection particulière qu’il me fallait soigner. Je me disais que je me nourrissais bien, que je faisais régulièrement de l’exercice et que j’étais généralement en bonne santé, alors pourquoi y serais-je allé?

J’ai cependant découvert récemment que mon père était décédé de cette maladie et quand j’ai parlé à mon médecin de mes antécédents familiaux de cancer de la prostate, elle m’a recommandé de passer un test de l’APS. Cette décision s’est avérée fatidique, car le test initial a révélé que mon taux d’APS était exceptionnellement élevé – un très fort indicateur de cancer de la prostate. J’avais 49 ans quand j’ai reçu ce diagnostic.

Après le diagnostic positif, j’ai subi une série de traitements qui ont donné de bons résultats. Depuis, mon taux d’APS est indécelable. Il a été très difficile parfois de composer avec ces traitements – à la fois pour moi et mes êtres chers.  
 
Lorsque je suis devenu père, 10 mois après avoir reçu le diagnostic, ma lutte contre le cancer de la prostate a pris une tout autre signification. Je crains toujours que la maladie ne revienne. À chaque suivi du taux de l’APS, je ne peux m’empêcher de me demander ce que je ferais si le cancer réapparaissait. Je m’inquiète aussi du profil de risque de mon fils par rapport à cette maladie.

Je suis cependant déterminé à voir mon fils grandir et je veux faire tout ce que je peux pour être là auprès de lui pendant encore de très nombreuses années. Je trouve du réconfort dans le fait que mon équipe médicale et moi surveillons la situation. Je suis maintenant plus proactif en ce qui concerne ma santé et les connaissances que j’ai acquises par l’expérience que j’ai vécue m’ont donné la confiance d’affronter les soucis de santé que je pourrais avoir.

En racontant mon histoire, je veux briser le silence et encourager d’autres hommes à prendre leur santé à cœur et à s’en occuper.

Mark Thompson

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