Cancer de la Prostate Canada rappelle aux hommes que le dépistage précoce du cancer de la prostate au moyen du « dépistage intelligent » peut sauver des vies



Toronto (Ontario) – 27 octobre 2014 – Cancer de la Prostate Canada répond aujourd’hui aux directives publiées par le Canadian Task Force on Preventive Health Care (CTFPHC) qui recommande de retirer le test de l’antigène prostatique spécifique (APS) des outils de dépistage du cancer de la prostate. Cancer de la Prostate Canada désapprouve ces recommandations et veut rappeler aux Canadiens que lorsqu’il est correctement fait, les avantages du test de l’APS l’emportent sur les inconvénients. Selon de nouvelles recherches fondées sur des estimations de modélisation, si le test de l’APS était éliminé, les cas de cancer avancé de la prostate (métastatique) doubleraient, ce qui entraînerait une augmentation annuelle d’environ 13 à 20 % des décès attribuables au cancer de la prostate[i].  
 



« C’est simple. Le dépistage précoce sauve des vies, en particulier dans le cas du cancer de la prostate. Éliminer le test de l’APS voudrait dire ne pas dépister le cancer de la prostate et si cela devait arriver, où en serons-nous? Les hommes méritent le droit de connaître le risque qu’ils courent, dit Rocco Rossi, président et chef de la direction de Cancer de la Prostate Canada. À l’ère des soins de santé éclairés, nous croyons que le test de l’APS est l’un des plus puissants outils dont nous disposons; le dépistage précoce peut faire la différence entre la vie et la mort. »  

Cancer de la Prostate Canada est d’avis que le test de l’APS doit faire partie du « dépistage intelligent », une approche personnalisée dans le cadre de laquelle les hommes subissent un test pour établir une valeur de référence. Des tests sont par la suite exécutés pour surveiller tout changement par rapport à la valeur de référence. Si un changement est décelé, le patient et son médecin discutent des mesures à prendre, compte tenu des facteurs de risque personnels du patient. Ces mesures pourraient être d’autres méthodes de diagnostic comme un toucher rectal, une biopsie ou même une IRM.
 
De nombreux membres de la communauté des soins de santé partagent l’avis de Cancer de la Prostate Canada et pensent qu’il serait irresponsable de mettre fin à ces tests : « le test de l’APS est simplement la première étape du processus de dépistage du cancer de la prostate à ses stades les plus précoces et il n’est qu’une variable dans le calcul du risque personnel de cancer de la prostate d’un homme, qui permet d’adapter le suivi clinique, explique le Dr Laurence Klotz, urologue au Sunnybrook Health Sciences Centre à Toronto. Nous devons cesser d’associer le test de l’APS à un diagnostic de cancer de la prostate et le considérer plutôt comme un précieux élément prédicteur de risque. »
 
Le test de l’APS n’est peut-être pas parfait, mais il est le meilleur indicateur en pratique clinique aujourd’hui et un drapeau rouge important qui montre que quelque chose ne va peut-être pas. Le dépistage a pour but de réduire le dépistage tardif, lorsque le décès en raison de la maladie devient beaucoup plus probable.
 
« La question n’est pas aussi tranchée, dit le Dr Stuart Edmonds, vice-président, Recherche, Promotion de la santé et Aide aux survivants à Cancer de la prostate Canada. On ne peut pas laisser tomber les tests lorsque des recherches indiquent qu’ils sont utiles, en particulier en l’absence d’une meilleure solution de rechange. À notre avis, lorsque les résultats sont correctement interprétés, les avantages du test de l’APS l’emportent sur les risques de ne rien faire. »
 
Actuellement, selon les statistiques, plus de 90 % des cancers de la prostate sont localisés et dans ces cas, le taux de survie après cinq ans atteint presque 100 %[ii].
« Les statistiques sur la survie grâce au dépistage précoce sont inégalées par rapport aux autres cancers, alors pourquoi ne voudrions-nous pas nous assurer que chaque homme ait ces chances de son côté, dit Rocco Rossi. Le test de l’APS est une simple analyse sanguine et ajouté à d’autres facteurs de risque, il est un indicateur important qu’un médecin peut utiliser pour vous sauver la vie. »  
 
À propos du test de l’APS
Un résultat d’APS élevé est actuellement le meilleur signal d’alarme précoce qui peut indiquer qu’il faut pousser les examens et c’est la raison pour laquelle Cancer de la Prostate Canada est fortement en désaccord avec les recommandations du CTFPHC  au sujet du test de l’APS pour les hommes asymptomatiques et encourage plutôt les professionnels de la santé à pratiquer le « dépistage intelligent ».
 
« Le test de l’APS m’a sauvé la vie, dit Tom Godber, survivant du cancer de la prostate.  Des gens comme moi – des pères, des frères et des maris – pourraient ne pas avoir ma chance si les tests de l’APS ne servent plus d’outils de dépistage. »
 
À propos du cancer de la prostate
Le cancer de la prostate est la forme de cancer la plus répandue chez les hommes au Canada (à l’exclusion des cancers de la peau) et il est la troisième principale cause de décès par cancer chez les Canadiens[iii]. Le risque de cancer de la prostate augmente avec l’âge. Ce cancer croît habituellement lentement et il peut souvent être complètement enlevé et bien géré s’il est dépisté et traité hâtivement. Selon les estimations, les nombres de nouveaux cas et de décès en raison du cancer en 2014 sont les suivants :
·         23 600 hommes recevront un diagnostic de cancer de la prostate. Cela représente 24 % de tous les nouveaux cas de cancer chez l’homme;
·         4 000 Canadiens mourront d’un cancer de la prostate;
·         en moyenne, chaque jour, 65 Canadiens recevront un diagnostic de cancer de la prostate;  
·         en moyenne, chaque jour, 11 Canadiens mourront du cancer de la prostate[iv].

 
À propos de Cancer de la Prostate Canada
Prostate Cancer Canada conçoit, offre et finance des programmes novateurs de sensibilisation et d’éducation du public, de défense des droits, de soutien des personnes atteintes, et de recherche sur la prévention, le dépistage, le traitement et la guérison du cancer de la prostate. Pour plus de renseignements, visitez prostatecancer.ca  et supportpsatests.ca (en anglais seulement) et suivez-nous sur Twitter et Facebook.
 
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Renseignements ou entrevues 
Sydney Dare
Environics Communications
416-969-2665
sdare@environicspr.com


[i] Gulati, R. et coll. Expected population impacts of discontinued prostate-specific antigen screening. Cancer doi:10.1002/cncr.28932
[ii] American Cancer Society, 2012
[iii] Statistiques sur le cancer de la prostate. Extrait de http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/prostate/statistics/?region=on (Dernière consultation : 13 octobre 2014)
[iv] Statistiques sur le cancer de la prostate. Extrait de http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/prostate/statistics/?region=on (Dernière consultation : 13 octobre 2014)
 

 



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