Pourquoi est-il important de parler du cancer de la prostate chez les femmes transgenres?

Photo: Franziska Neumeister https://www.flickr.com/photos/127085184@N05/ Toute femme transgenre a une prostate, qu’elle ait ou non subi une chirurgie de confirmation de genre, comme une orchidectomie ou une vaginoplastie. En effet, la prostate est généralement épargnée durant une telle intervention, car son ablation est complexe et peut entraîner des complications, dont l’incontinence urinaire. Il est donc possible pour une femme transgenre d’être atteinte du cancer de la prostate, qu’elle ait ou non subi une chirurgie génitale.

Lorsqu’elles se soumettent à une hormonothérapie féminisante, les femmes trans reçoivent souvent des œstrogènes ainsi que des antiandrogènes ou des inhibiteurs de la 5 alpha-réductase, ou une combinaison des deux, ce qui crée des conditions privant la prostate d’androgènes. Les opinions divergent au sujet de ces conditions : certains croient qu’elles limitent le développement du cancer de la prostate, alors que d’autres croient qu’elles pourraient mener à des formes plus agressives de cancer de la prostate.
 
Bien qu’il existe des études de cas et des rapports isolés de cancer de la prostate chez les femmes trans, on en compte moins de dix au total. Des recherches plus poussées sont nécessaires pour déterminer le niveau de risque des femmes trans et les effets de l’hormonothérapie féminisante sur le risque.

Le sous-diagnostic et le diagnostic tardif du cancer de la prostate peuvent être attribuables à l’absence de dépistages systématiques de cancer de la prostate et au fait que l’hormonothérapie féminisante abaisse le taux d’antigène prostatique spécifique (APS), un indicateur clé pour le dépistage du cancer de la prostate.





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