Questions Fréquentes

Qu'est-ce qu'un antigène prostatique spécifique (APS)?

L'antigène prostatique spécifique (APS) est une protéine produite dans la prostate et sécrétée dans le liquide séminal1. Il y a deux types d'APS : 1) APS libre et 2) APS complexe. 1) L'APS libre circule librement dans le sang, car il est non lié à d'autres protéines. 2) L'APS complexe est lié à d'autres protéines alors qu'il circule dans le sang.

Le ratio d'APS libre/APS total compare la quantité d'APS libre à la quantité totale d'APS dans le sang. L'APS libre provient de l'hyperplasie bénigne de la prostate (HBP), un agrandissement de la prostate. [link to ‘A’ brochure]. Plus le ratio d'APS libre est élevé, moins il y a aura d'APS, car les cellules du cancer de la prostate produisent plus d'APS complexe.

Qu'est-ce que le test de dépistage de l'antigène prostatique spécifique (APS)?

Il s'agit d'une analyse sanguine, qui mesure le taux d'APS dans le sang. On trouve communément de l'APS en très petites concentrations dans le sang. Dans la prostate, les cellules cancéreuses produisent plus d'APS que celles de cellules saines. Un taux d'APS plus élevé peut indiquer la présence d'un cancer, mais peut aussi indiquer d'autres problèmes prostatiques2. Même si ce test n'est pas actuellement utilisé au Canada comme outil de dépistage pour l'ensemble de la population, il sert à surveiller comment une personne réagit au traitement du cancer ou à surveiller la progression ou la récidive de la maladie3.

Quels sont les risques potentiels associés au test de dépistage de l'APS?

Souvent, plusieurs études et recommandations d'autres organismes ont tendance à surdéclarer les problèmes associés au test de dépistage de l'APS. Le test de l'APS est une simple analyse sanguine. Il y a peu, sinon aucun, risque associé à une analyse sanguine. Les risques potentiels associés au test de l'APS sont occasionnés par les choix faits en fonction des résultats obtenus. Ces risques potentiels incluent des tests ou des interventions qui comportent leurs propres risques; par exemple, subir une biopsie peut entraîner de la douleur on même une infection2. De plus, le simple fait de connaître les résultats d'un test de l'APS peut causer des soucis et de l'angoisse, et ce, même si aucun cancer n'est dépisté. En étant bien informé de vos choix après le résultat de votre test de l'APS, vous serez plus en mesure de prendre des décisions informées relativement à des tests subséquents.

Comment puis-je savoir si j'ai un plus grand risque de contracter le cancer de la prostate?

Il y a encore beaucoup à apprendre à propos des causes du cancer de la prostate. Sans cette information, il est difficile d'évaluer comment on peut prévenir le cancer de la prostate. Chez l'homme, il y a un certain nombre de facteurs qui augmentent le risque de contracter ce cancer durant sa vie. Le lien ci-dessous donne un nombre de facteurs de risque. Parlez à votre médecin si vous avez des inquiétudes sur vos risques.

Quels sont les facteurs de risque du cancer de la prostate?

Même s'il n'y a pas de cause unique connue du cancer de la prostate, certains facteurs augmentent la probabilité de le contracter chez certains hommes. Parmi certains de ces risques, il y a4:
  1. Race : Le cancer de la prostate est plus commun chez les hommes d'origine africaine ou antillaise. Les hommes d'origine asiatique ont un risque moins élevé.
  2. Antécédents familiaux : Le risque de contracter le cancer de la prostate augmente si un homme à un parent au premier degré ayant déjà eu ce cancer.
  3. Âge : Même si des hommes de moins de 50 ans ont reçu un diagnostic de cancer de la prostate, le risque de contracter la maladie augmente surtout après 50 ans.
  4. Mode de vie : Un mode de vie sain, caractérisé par un poids normal, un régime alimentaire équilibré et de l'exercice, réduit le risque du cancer de la prostate.

Qu'est-ce qu'une prise de décision partagée?

Toute décision de subir un test de l'APS doit être prise après avoir connu les avantages et les limitations de ce test. C'est vous qui prenez la décision finale de subir ou non un test de l'APS et votre médecin pourra vous conseiller si ce test est le bon choix pour vous. Pour déterminer votre risque de contracter le cancer de la prostate, vous devez discuter vos antécédents familiaux avec votre médecin, tout en examinant d'autres facteurs qui peuvent accroître votre risque de contracter cette maladie. Si, après avoir obtenu toute l'information requise sur le test de l'APS, vous décidez de procéder, demandez à votre médecin combien de fois vous devrez répéter cette procédure. En outre, après avoir obtenu toute l'information requise sur le test de l'APS, vous décidez de ne pas procéder, c'est votre choix. Même si vous trouvez que ce test n'est pas important pour vous maintenant, vous pourrez quand même reconsidérer votre décision à mesure que d'autres recherches ou de nouvelles découvertes sur vos antécédents familiaux voient le jour.

Quand dois-je subir mon premier test de l'APS?

La décision de subir un test de l'APS est personnelle et vous pouvez la prendre après en avoir discuté avec votre médecin. Discutez des avantages et des limitations de ce test avec votre médecin pour déterminer le moment approprié pour amorcer votre programme de dépistage personnel. Cancer de la prostate Canada recommande que les hommes dans la quarantaine subissent un test de l'APS pour établir des données de référence. Les hommes ayant un risque plus élevé du cancer de la prostate devraient en parler avec leur médecin avant l'âge de 40 ans.

Quand dois-je cesser le dépistage du cancer de la prostate par le test de l'APS?

Même si un certain nombre d'organismes recommandent de cesser le dépistage entre 69 et 75 ans, cette décision doit être fondée sur des facteurs individuels. Ceux-ci doivent être discutés avec votre équipe de soins de santé.

Qu'est-ce que la surveillance active?

Les termes surveillance active et attente vigilante sont souvent utilisés de façon interchangeable. Ils ont toutefois un sens tout à fait différent. La surveillance active implique l'étroite surveillance du cancer de la prostate à l'aide de tests de l'APS et de l'examen digital rectal (ERD). De plus, des ultrasons peuvent aussi être utilisés régulièrement pour déterminer le progrès du cancer. S'il devient plus agressif, des biopsies peuvent toujours aider à déterminer des choix de traitement. L'attente vigilante comporte souvent des suivis moins intenses, y compris moins de tests. Elle est fondée sur le suivi de changements au niveau des symptômes pour déterminer si, effectivement, un traitement est recommandé.

Combien de fois dois-je subir un test de l'APS?

La fréquence des tests de l'APS dépendra des résultats de votre premier test. Ces tests ne font pas la distinction entre un cancer qui progresse lentement et un qui est avancé, mais ils indiquent néanmoins qu'il peut y avoir un problème. Selon vos facteurs de risque, votre médecin peut recommander des tests plus fréquents pour surveiller vos niveaux d'APS ou peut suggérer moins de tests selon un certain nombre de facteurs.

On dit que le test de l'APS est douloureux; est-ce vrai?

Certains confondent le test de l'APS avec l'examen digital rectal (EDR) et une biopsie. Le test de l'APS est une simple analyse sanguine où du sang est tiré de votre bras. Dans le cas d'un EDR, votre médecin, après avoir introduit un doigt ganté dans le rectum, palpe la prostate afin de détecter toute masse ou anomalie. Une prostate saine est souple, spongieuse, lisse, symétrique, régulière et homogène.

Le test de l'APS doit-il être effectué seulement chez l'homme dont l'espérance de vie est de plus de 10 ans?

La décision de subir un test de l'APS doit être prise en fonction de décisions et de facteurs personnels. Bon nombre d'organismes recommandent le test de l'APS chez les hommes ayant une espérance de vie est d'au moins 10 ans, car il y a un risque que des traitements excessifs entraînent des complications plus tard dans la vie. Toutefois, le CPC recommande que la décision de subir ce test pour diagnostiquer un cancer de la prostate soit prise entre un homme et son médecin.

J'ai plus de 70 ans et mon médecin ne recommande pas que je subisse un test de l'APS. Que dois-je faire?

Certains organismes ne recommandent pas le dépistage du cancer de la prostate chez les hommes de plus de 69 ans ou dont l'espérance de vie est de moins de 10 ans. Tout comme la décision d'entreprendre un test de l'APS est fondée sur vos préférences et vos besoins personnels, celle de cesser ces tests est fondée sur ces mêmes raisons. Si vous voulez subir un test de l'APS alors que votre médecin ne le recommande pas, assurez-vous d'avoir obtenu toute l'information pertinente vous permettant de prendre une décision personnelle informée.

Dois-je payer pour un test de l'APS?

Ce sont les provinces et les territoires qui déterminent le remboursement du test de l'APS. Pour savoir si ce test est remboursé dans votre région, consultez le lien suivant : http://survivornet.ca/fr/groups/prostate_cancer_screening_1

Quelles sont les recherches présentement effectuées pour améliorer le test de l'APS?

Deux importantes études évaluent présentement les effets du dépistage (à l'aide du test de l'APS et de l'EDR, seul ou en combinaison) du cancer de la prostate.

Suivez le lien ci-dessous pour en savoir plus sur ces études.

Étude sur le dépistage du cancer de la prostate, du poumon, du côlon et des ovaires (anglais seulement) : http://prevention.cancer.gov/plco
European Randomized study of Screening for Prostate Cancer (ERSPC) (Étude européenne randomisée sur le dépistage du cancer de la prostate (pas disponible en français) : http://www.erspc-media.org/

Cancer de la prostate Canada a aussi financé des recherches pour améliorer le test de l'APS. Pour en savoir plus sur ces recherches et d'autres, veuillez suivre le lien suivant :
http://www.prostatecancer.ca/Research/What-We-re-Funding/Funded-Project-Database?lang=fr-CA



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