Incontinence et troubles intestinaux

Incontinence

L’incontinence est l’incapacité de maîtriser la miction. Tout traitement visant l’ablation de la prostate ou de ses tissus peut avoir des effets sur la miction, parce que la prostate est située près la vessie et autour de l’urètre (le conduit par lequel l’urine est éliminée).
 
Voici les principaux types d’incontinence chez les hommes atteints de cancer de la prostate :
  • incontinence due au stress : perte d’urine au moment d’activités qui exercent une pression sur la vessie (rire, tousser ou faire de l’exercice, par exemple)
  • incontinence par impériosité : besoin fort et soudain d’uriner
L’incontinence est un effet secondaire relativement courant de la prostatectomie radicale. Habituellement temporaire, elle dure de quelques semaines à quelques mois; cependant, chez un petit nombre d’hommes, elle peut devenir permanente. Les fuites d’urine peuvent se produire sans avertissement, ou alors seulement lorsqu’on soulève des poids lourds ou lorsqu’on fait un mouvement soudain comme éternuer ou rire. La radiothérapie peut causer d’autres difficultés urinaires, notamment un besoin fréquent d’uriner, une douleur ou une sensation de brûlure, du sang dans l’urine ou un besoin intense et urgent d’uriner.
 
Composer avec les effets secondaires

De nombreuses stratégies peuvent aider à composer avec les effets secondaires d’un traitement du cancer de la prostate, notamment :
 
Modifications du style de vie : on peut soulager certains symptômes urinaires en buvant moins (notamment avant d’aller dormir), en évitant la caféine et l’alcool et en perdant du poids.
 
Exercices de Kegel (plancher pelvien) : les exercices de Kegel renforcent les muscles du plancher pelvien qui entourent l’urètre. Ce sont les muscles qui aident à contrôler la miction; en renforçant ces muscles, on peut réduire l’incontinence. Cliquez ici pour en savoir plus sur les exercices de Kegel.

Médicaments : Certains médicaments, comme les anticholinergiques (p. ex., l’oxybutynine) peuvent réduire l’irritabilité de la vessie et les spasmes, ce qui peut atténuer l’urgence et la fréquence des mictions, ainsi que certaines formes d’incontinence.
 
Certains hommes ont de la difficulté à uriner à cause d’un blocage de l’urètre. Leur vessie est toujours très pleine, ce qui peut entraîner une « incontinence par regorgement » parce que la vessie ne peut pas contenir plus d’urine. Il existe des médicaments qui aident la vessie à se vider.
 
Intervention chirurgicale : Si les changements du style de vie et les médicaments n’apportent pas d’amélioration, la chirurgie est parfois utile. Il existe différents types d’interventions chirurgicales :
  • Élimination du blocage de l’urètre – parfois, des tissus cicatriciels s’accumulent dans l’urètre et entraînent son rétrécissement, ce qui restreint l’écoulement d’urine et rend difficile une miction complète. On peut régler ce problème en enlevant les tissus cicatriciels ou en dilatant l’urètre.
  • Prothèse urétrale – une prothèse implantée par voie chirurgicale comprime l’urètre sous le sphincter (muscle qui contrôle le flux urinaire provenant de la vessie).
  • Sphincter urinaire artificiel – un manchon est posé autour de l’urètre pour le comprimer. On peut gonfler ou dégonfler le manchon au moyen d’une valve mécanique.
  • Agents gonflants – on peut injecter des substances comme le collagène dans le col de la vessie pour réduire les fuites urinaires, mais cela n’est pas très efficace chez l’homme.
 
Troubles intestinaux

Les traitements de radiothérapie de la prostate peuvent affecter la paroi du rectum et entraîner une inflammation des intestins, un besoin urgent d’aller à la selle, de la diarrhée, des crampes, du sang dans les selles et une incontinence fécale (perte de contrôle des selles). Habituellement, ces problèmes sont temporaires, mais dans de rares cas, ils deviennent permanents. De nouvelles techniques d’imagerie et des méthodes de radiothérapie plus précises réduisent le risque de ces complications.
 
La prostatectomie radicale comporte un très faible risque de blessure au rectum. Une colostomie temporaire (ouverture de l’abdomen pour permettre l’élimination à l’aide d’un sac) peut être nécessaire. Cette mesure dure habituellement peu de temps, jusqu’à la guérison de la blessure rectale.
 
Certains médicaments, comme les thérapies hormonales, peuvent entraîner des nausées, de la diarrhée et d’autres troubles gastro-intestinaux.
 
Composer avec les troubles intestinaux

Pour lutter contre les troubles intestinaux, on peut modifier son alimentation, prendre des médicaments, suivre une rééducation intestinale ou utiliser des remèdes topiques comme des suppositoires stéroïdiens; dans de rares cas, on peut envisager une intervention chirurgicale.

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