Récipiendaires des bourses de clinicien-chercheur en 2009 

Dr Vincent Fradet, M.D.
Université Laval, Québec


Des données montrent que l’interaction des graisses alimentaires, des hormones sexuelles et de l’inflammation de la prostate agit sur l’apparition et l’évolution du cancer de la prostate. Dans cette étude, le Dr Fradet mettra à l’essai auprès d’un groupe de patients un protocole de « surveillance active » – des hommes chez qui on a diagnostiqué un cancer de la prostate aux premiers stades et d’évolution lente qui peut être surveillé au fil du temps pour déterminer à quel moment il nécessite un traitement, le cas échéant, selon la progression de la maladie.

En collaboration avec un nutritionniste, le Dr Fradet répartira les patients en sous-groupes; il leur administrera un médicament couramment utilisé pour traiter l’inflammation de la prostate (un état appelé hypertrophie bénigne de la prostate), et/ou modifiera leur consommation d’acides gras.

Les diverses combinaisons permettront d’examiner les différentes interactions dans un groupe d’hommes atteints d’une maladie à faible risque et d’établir des fondements d’une étude d’autres combinaisons de médicaments et d’interventions d’ordre alimentaire. Cette étude contribuera également à la mise au point d’outils qui permettront de mieux surveiller les effets des interventions non invasives au cours d’une surveillance active. 

Dr Anthony Joshua, MBBS, FRACP, Ph. D. 
Oncologue médical, Hôpital Princess Margaret, Ontario Cancer Institute


La recherche donne à penser que le cancer est difficile à traiter parce qu’il peut adapter ses processus de croissance et assurer sa survie. Dans l’un de ces processus, appelé « autophagie », les cellules digèrent en entier ou en partie leurs propres « organites » (unités spécialisées à l’intérieur de la cellule) pour subvenir à leurs besoins alimentaires en période de stress, comme en situation de manque d’oxygène ou de nutriments. 

L’autophagie doit encore être étudiée dans le cancer de la prostate, mais on sait qu’environ 40 % des cas présentent une délétion sur l’un des gènes essentiels impliqués dans le processus. Dans le cadre de cette étude, Dr Joshua mettra au point des modèles de cancer de la prostate dont le processus d’autophagie est soit intact, soit déficient. Dans les deux cas, il étudiera les cellules pour en connaître la croissance et le comportement lorsqu’elles manquent d’oxygène ou de nutriments. 

En plus de ces travaux, Dr Joshua analysera des cancers de la prostate humains pour déterminer s’il existe une relation entre l’autophagie et l’agressivité de la maladie. Pour être en mesure d’administrer des médicaments aux bons patients, il faut pleinement comprendre le rôle joué par l’autophagie dans le cancer de la prostate.




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