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Une entreprise risquée : distinguer un cancer de la prostate à faible risque d’un cancer de la prostate à risque élevé

27 novembre, 2013

Par Dr. Stuart Edmonds,Vice-président, Recherche, Promotion de la santé et Soutien des survivants


En septembre dernier, CPC a publié des recommandations qui visaient un but primordial : faire en sorte que les hommes soient plus nombreux à passer les tests de dépistage du cancer de la prostate. Le premier test actuellement utilisé pour le dépistage précoce du cancer de la prostate est le test de l’antigène prostatique spécifique (APS). Il s’agit d’une simple analyse sanguine qui détecte les niveaux d’une protéine libérée par la prostate lorsqu’elle est soumise à un stress. C’est un test utile pour déterminer des troubles de la prostate. Il n’est pas parfait, cependant, pour déceler avec fiabilité un cancer de la prostate, tout comme la mammographie n’est pas toujours fiable pour déceler un cancer du sein. Voilà pourquoi, pour confirmer avec exactitude un diagnostic du cancer de la prostate, il faut répéter le test de l’APS et recourir à d’autres outils diagnostiques tels que le toucher rectal, une biopsie et de plus en plus souvent, une imagerie par résonance magnétique (IRM). Malgré les lacunes du test de l’APS, les médecins ne disposent pas pour le moment de nombreux autres examens de dépistage précoce en clinique. Même si d’autres approches en cours de mise au point telles que l’indice de santé de la prostate (ISP ou PHI en anglais) ou l’analyse des urines T2:ERG sont très prometteurs, le test de l’APS demeure actuellement le seul signe d’avertissement précoce disponible en clinique. Le taux d’APS, qui agit à la manière d’un drapeau rouge, en particulier lorsqu’il est établi tôt, peut être un indicateur nécessaire qui permettra aux patients et aux médecins d’investiguer et de sauver des vies.

Nous savons toutefois que le cancer de la prostate vient sous des formes multiples. Une étude dirigée par le Dr Alexander Zlotta et financée par Cancer de la Prostate Canada, a récemment indiqué que presque la moitié des hommes de plus de 60 ans avaient un cancer de la prostate au moment de leur décès, mais qu’ils étaient décédés d’autres causes. L’étude renforce la difficulté dont on parle souvent de nos jours, à savoir distinguer les cancers de la prostate indolents ou à faible risque des cancers virulents, ou à risque élevé. On entend souvent décrire les cancers indolents comme des cancers dont étaient atteints les hommes au moment de leur décès, mais qui ne l’ont pas précipité. Autrement dit, le cancer de la prostate n’a pas été la cause du décès, mais plutôt un autre facteur. Ces cancers peuvent ne jamais progresser au point de menacer la vie et peuvent ne pas nécessiter de traitements. À l’autre extrémité du spectre, toutefois, il y a des cancers virulents qui entraînent le décès. Autrement dit, les cancers de la prostate virulents sont ceux qui mènent au décès et il faut les traiter. Les thérapies actuelles peuvent être très efficaces pour sauver des vies – les taux de décès au Canada attribuables au cancer de la prostate ont diminué au cours des huit dernières années, en partie pour cette raison. Ces cancers peuvent toutefois engendrer des effets indésirables graves tels que l’incontinence et la dysfonction érectile et c’est pourquoi il est tout particulièrement important de ne traiter que ceux qui ont besoin de l’être et de surveiller ceux qui n’en ont pas besoin. Comment pouvons-nous progresser à cet égard?

En élaborant notre plan stratégique de recherche, nous avons entendu des patients, des survivants, des chercheurs et des cliniciens dire que le premier problème à aborder en recherche est cette détermination des hommes à traiter et des hommes à surveiller. Nous avons attentivement écouté ces commentaires et ce mois-ci, nous avons lancé un nouveau programme de recherche, financé par Movember, sur ce problème précis. Nous investissons des ressources pour répondre à la question très urgente dans les domaines du diagnostic et du traitement du cancer de la prostate, pour que le dépistage précoce continue à sauver des vies, tout en veillant à préserver le plus possible la qualité de vie et à réduire au minimum les traitements inutiles et les effets indésirables possibles. Nous n’avons pas encore de solution à toute épreuve, mais nous sommes résolus à consacrer des ressources et des recherches pour trouver une solution et la mettre en œuvre.



Avant de travailler à Cancer de la Prostate Canada, Dr. Edmonds a été directeur du groupe consultatif de recherche du Partenariat canadien contre le cancer, organisme indépendant financé par le gouvernement fédéral pour mettre en œuvre la première stratégie pancanadienne de lutte contre le cancer. Il a également été directeur administratif de l'Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer.  Il a également été directeur des Programmes de recherche à ce qui était auparavant l'Institut national du cancer du Canada et directeur de l'Initiative canadienne de recherche sur le cancer de la prostate, dans le cadre de laquelle il a élaboré et lancé avec succès de nouveaux programmes de recherche, tout en mettant en œuvre de nombreuses nouvelles initiatives opérationnelles. Il est titulaire d'un doctorat en pharmacologie de l'Université d'Oxford et d'un baccalauréat ès sciences en biochimie de l'Université de Swansea.
Posted: 2013-11-26 15:38:17


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