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Que nous dit la biologie d’un homme pour nous guider dans le choix des meilleurs traitements?

Cancer de la Prostate Canada et la Fondation Movember ont annoncé aujourd’hui l’octroi de fonds à hauteur de quatre millions de dollars à trois chercheurs canadiens qui s’efforceront de prévoir comment le cancer de la prostate réagira au traitement, selon des marqueurs biologiques des patients, en particulier ceux qui se trouvent dans les cellules tumorales et le sang de ces derniers.

Leurs travaux ouvrent la voie à une personnalisation accrue des soins, à une atténuation des effets secondaires et à de meilleures chances de survie.

Dr Tarek Bismar de l’Université de Calgary, M. Hansen He, Ph. D., du Réseau universitaire de santé, et Dr Kim Chi de BC Cancer recevront les subventions pour répondre à la question suivante : comment la biologie tumorale d’un patient peut-elle servir à lui offrir de meilleurs soins à trois stades cruciaux de l’évolution du cancer de la prostate?

« Nous ne pouvons pas encore aujourd’hui déterminer avec efficacité comment les hommes réagiront au traitement. Si nous parvenions à le comprendre, nous pourrions choisir la meilleure option de traitement en fonction du type de cancer de la prostate. Drs Bismar, He et Chi chercheront des marqueurs dans la biologie de la tumeur d’un homme et sa génétique pour les aider à déterminer la gravité du cancer », explique Stuart Edmonds, vice-président de la Recherche, de la Promotion de la santé et du Soutien des survivants à Cancer de la Prostate Canada.

Tarek BismarDr Tarek Bismar, Université de Calgary

Cancer de la prostate de faible risque : utiliser le sang pour offrir la tranquillité d’esprit aux homme

L’équipe du Dr Bismar étudie les hommes atteints d’un cancer de la prostate à évolution lente,  qui ne s’est pas propagé à l’extérieur de la prostate et qui est peu susceptible de progresser. En se servant de marqueurs moléculaires sanguins, l’équipe veut trouver si les hommes qui envisagent la surveillance active risquent de développer un cancer de la prostate virulent.

Les hommes diagnostiqués à ce stade ont souvent l’option de la surveillance active qui consiste à surveiller la croissance du cancer pour suivre la progression de la maladie.  

Les résultats des travaux du Dr Bismar pourraient offrir la tranquillité d’esprit aux hommes dont le cancer est peu susceptible de progresser; ils auront moins de biopsies à subir et ils éviteront les traitements inutiles dont les effets secondaires peuvent changer leur vie, par exemple la dysfonction sexuelle ou urinaire.

Par ailleurs, les hommes chez qui le cancer deviendra vraisemblablement virulent peuvent être surveillés plus étroitement et ils sauront que leur maladie est gérée jusqu’à ce qu’ils passent au stade suivant de traitement.

« Ce pourrait être le premier pas vers la médecine personnalisée. Cette avancée atténuerait énormément les préoccupations des patients, réduirait au minimum les effets secondaires et permettrait une meilleure qualité de vie », dit le Dr Bismar.

Hansen HeHansen He, Ph. D., Réseau universitaire de santé

Le cancer de la prostate de risque intermédiaire : quels sont les traitements les plus pertinents, énergiques ou moins invasifs

L’équipe de M. He utilise une combinaison de deux marqueurs biologiques pour déterminer comment il faut traiter les hommes atteints d’un cancer de la prostate de risque intermédiaire, qui ne s’est pas propagé et qui est moins susceptible de migrer à l’extérieur de la prostate.

À l’heure actuelle, les médecins doivent choisir entre deux types de traitement qui, dans un cas comme dans l’autre, comportent des avantages et des risques. Les traitement énergiques comme la chirurgie offrent un risque moindre de propagation de la maladie, mais causent des effets secondaires tels que la dysfonction sexuelle et urinaire qui nuisent à la qualité de vie d’un homme. La surveillance active est une option moins invasive qui a moins d’effets secondaires, mais elle peut présenter un risque supérieur de progression de la maladie.  

Les résultats des travaux de M. He pourraient aider à mieux orienter le traitement des hommes qui pourraient se fier à la surveillance active alors qu’ils auraient besoin d’options plus énergiques. Inversement, certains hommes pourraient ne pas avoir à subir les effets secondaires néfastes des traitements énergiques tout en étant traités efficacement à l’aide de la surveillance active.

Kim ChiDr Kim Chi, BC Cancer

Le cancer avancé de la prostate : les marqueurs sanguins peuvent avoir un pouvoir prédicti

L’équipe de Dr Chi utilise les biopsies liquides, un type d’analyse sanguine, pour déterminer quel traitement conviendra le mieux aux hommes atteints d’un cancer avancé de la prostate qui s’est propagé à l’extérieur de la prostate et qui est actuellement incurable.

Ces hommes sont diagnostiqués à des stades tardifs et ont de multiples options de traitement qui peuvent prolonger leur vie, mais on ne sait pas lesquelles leur conviendront le mieux. Ces hommes subiront des traitements qui ne leur procurent aucun bienfait alors que leur cancer continuera de progresser.
  
« Les marqueurs prédictifs nous aident à choisir les traitements à utiliser et le meilleur moment de le faire — une exigence pour parler de médecine “personnalisée” ou “de précision”, dit Dr Chi. Nous ne connaissons pas en ce moment de marqueurs qui se sont avérés utiles dans le cas du cancer avancé de la prostate, ces travaux sont donc importants. »

Les résultats obtenus par le Dr Chi pourraient aider à prédire comment un homme réagira au traitement avant que ce dernier ne commence, ce qui fera disparaître les traitements « par essai-erreur » et augmentera les taux de survie.  

« Cette recherche est captivante parce que nous utiliserons un test sanguin pour cibler les altérations (mutations et autres changements génétiques) dans les gènes du cancer de la prostate et nous nous en servirons pour choisir les traitements pour chaque patient, ajoute Dr Chi. Nous connaîtrons mieux aussi la composition génétique du cancer avancé de la prostate, ce qui nous aidera à comprendre sa progression. »
 


 

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Posted: 2018-10-23 11:35:42
Filed under: advanced, cancer, movember, prostate, research