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Test de l'APS: Blogue d’un débat salutaire

9 septembre, 2013

Par Dr. Stuart Edmonds,
Vice-président, Recherche, Promotion de la santé et Soutien des survivants

Blogue d’un débat salutaire

Il y a toujours deux côtés à une médaille : à Cancer de la Prostate Canada (CPC), nous savions lorsque nous avons publié nos recommandations qu'elles susciteraient un débat intéressant et averti. Cela dit, nous aimerions aborder quelques points qui ont été soulevés au cours des deux derniers jours.

Atténuer les « effets dommageables » des tests

Nous convenons entièrement que les avantages des tests à grande échelle doivent l'emporter sur les effets dommageables. Comme il s'agit d'une simple analyse sanguine, le test de l’APS ne cause aucun effet dommageable direct. Certains tests de suivi, en particulier les biopsies, peuvent cependant avoir des effets physiques néfastes. Comme le souligne le M. Terrence Sullivan dans son blogue récent (Anglais seulement), ces effets peuvent être « courants, mais rarement graves ». Le cancer métastatique qui se développe parce qu’il n'y a pas eu de dépistage précoce, par ailleurs, est plus rare, mais généralement très grave.

En préconisant ce test de référence, nous aidons, en fait, les patients à prendre l'habitude de voir le test de l'APS pour ce qu'il est : un outil qui peut servir à dépister les cas qui justifient un examen plus approfondi. Une approche éclairée relativement à la panoplie des tests qui seront offerts prendra de plus en plus d’importance en cette ère de médecine personnalisée. On entend beaucoup parler de s’affranchir d'une attitude paternaliste en médecine, et certains préconisent une prise de décision partagée. Toutefois, si nous disons qu'on ne peut faire confiance aux hommes pour qu'ils prennent les bonnes décisions à la suite des résultats de leurs propres tests d'APS, que cette décision ne devrait pas leur appartenir du tout, ne revenons-nous pas au style de médecine où le « médecin a toujours raison »?

Faire confiance à l'expertise des spécialistes

CPC est d’avis, en ce qui concerne le test de l'APS, qu’il faut séparer le test du traitement – les deux ne sont pas interdépendants. Cette opinion est également exprimée dans la Déclaration consensuelle de Melbourne récemment publiée et qu’a faite un comité d'experts international qui a dit que le diagnostic de cancer de la prostate doit être dissocié de l'intervention en cancer de la prostate (Anglais seulement). Toutefois, pour gérer tout risque possible de traitement excessif, il nous faut faire confiance à nos professionnels de la santé et avoir la conviction qu'ils prendront avec leurs patients des décisions raisonnables et professionnelles lorsque des traitements s'imposent. Au Canada, nous avons la chance de compter sur certains des chefs de file de la gestion clinique du cancer de la prostate. Ces équipes, plus que quiconque, connaissent les effets dommageables des traitements excessifs. Elles vont certainement s’efforcer d’éviter ces résultats néfastes par des discussions éclairées avec leurs patients.

Des pays différents, des systèmes de santé différents

Quand il est question de test de l'APS, de faits probants et de directives, on nous parle beaucoup de ce qui se passe aux États-Unis et en Europe. Nous ne pouvons qu'inviter à la prudence dans l’examen des directives et des faits probants des autres pays où les systèmes de santé sont très différents, et par conséquent, les résultats aussi. Nous devons regarder les directives canadiennes, qui correspondent plus étroitement aux nouvelles recommandations de CPC.

Buts futurs

Le but est certainement de poursuivre la recherche et de mettre au point de meilleurs tests, comme le test PCA3 grâce auquel les biopsies répétées inutiles pourraient être évitées. Nous investissons aussi beaucoup en recherche pour déterminer de meilleurs moyens de reconnaître les hommes qui ont besoin de traitement et ceux qui n'en ont pas besoin. En l'absence d’une méthodologie de détection ou d’un test aussi parfait, toutefois, l'APS demeure le meilleur outil dont nous disposons actuellement pour dépister un cancer de la prostate virulent. Renoncer au test de dépistage du cancer de la prostate veut dire que l’excellent taux de survie que permet le dépistage précoce se perdra et que les hommes seront diagnostiqués à un stade beaucoup plus tardif, lorsque la mort des suites de la maladie devient plus certaine.

Avant de travailler à Cancer de la Prostate Canada, Dr. Edmonds a été directeur du groupe consultatif de recherche du Partenariat canadien contre le cancer, organisme indépendant financé par le gouvernement fédéral pour mettre en œuvre la première stratégie pancanadienne de lutte contre le cancer. Il a également été directeur administratif de l'Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer.  Il a également été directeur des Programmes de recherche à ce qui était auparavant l'Institut national du cancer du Canada et directeur de l'Initiative canadienne de recherche sur le cancer de la prostate, dans le cadre de laquelle il a élaboré et lancé avec succès de nouveaux programmes de recherche, tout en mettant en œuvre de nombreuses nouvelles initiatives opérationnelles. Il est titulaire d'un doctorat en pharmacologie de l'Université d'Oxford et d'un baccalauréat ès sciences en biochimie de l'Université de Swansea.
Posted: 2013-09-09 15:58:44
Filed under: cancer, Test de l'APS


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