Investissement de deux millions de dollars dans de nouvelles recherches sur le cancer de la prostate

Cancer de la Prostate Canada et Movember s’associent pour financer dix projets de recherche qui ouvrent sur de nouveaux horizons

Toronto (Ontario) – 16 septembre 2019 – Les chefs de file canadiens de la recherche sur le cancer de la prostate reçoivent près de deux millions de dollars pour accélérer les découvertes qui amélioreront et sauveront la vie des hommes. Cancer de la Prostate Canada et Movember accordent ces fonds dans le cadre du Programme de subventions de découverte qui appuie les travaux de recherche nouveaux et novateurs.

« L’avenir n’a jamais semblé aussi prometteur pour les hommes atteints de cancer de la prostate, mais il y a encore du travail à faire. Nous ne pouvons pas nous arrêter tant que 11 hommes, selon les estimations, continueront de mourir chaque jour de cette maladie, dit M. Stuart Edmonds, Ph. D., vice-président de la Recherche, de la Promotion de la santé et de la Survie à Cancer de la Prostate Canada. Appuyer ces découvertes ouvre de nouvelles voies d’exploration pour améliorer et sauver plus de vies, créer de nouveaux traitements et de nouveaux moyens de déceler et de gérer la maladie. »

« À Movember, nous remettons une part substantielle de l’argent recueilli au cours de notre campagne à des partenaires comme Cancer de la Prostate Canada pour investir dans des projets comme le Programme de subventions de découverte. Par ce programme, nous contribuons au financement des meilleurs chercheurs du pays, nous leur permettons de mettre à l’essai des idées susceptibles de se transformer en percées intéressantes pour le diagnostic, les traitements et la survie, dit Karli Kirkpatrick, directrice du Marketing à Movember Canada. « Nous sommes fiers d’appuyer le travail qui donne de l’espoir aux hommes et aux familles qui doivent vivre avec le cancer de la prostate ».
 
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Trop vieux pour un traitement du cancer de la prostate?

Dr Shabbir Alibhai (University Health Network, Toronto)

Plus un patient atteint de cancer de la prostate est âgé et fragile, plus il est probable que ses médecins diminueront ou cesseront carrément les traitements. Le Dr Alibhai travaille auprès de ses hommes, souvent négligés dans la recherche, et les suit au cours d’un traitement pour déterminer la mesure dans laquelle ils tolèrent les thérapies. Ces données aideront à établir les mesures de soutien dont les hommes pourraient avoir besoin pour atténuer les effets secondaires et les aider à poursuivre plus longtemps les traitements. Le Dr Alibhai espère que les leçons tirées de son étude pourront être appliquées à grande échelle en deux ans, tant pour le cancer de la prostate que d’autres types de cancer.

Selon le Dr Alibhai : « Nous espérons au bout du compte trouver de meilleurs moyens de cibler les hommes chez qui le risque d’effets secondaires du traitement est élevé et d’atténuer ces effets. Les hommes pourront alors peut-être survivre plus longtemps et mieux, ressentir moins de souffrances et de fatigue et avoir une meilleure qualité de vie ».

Le « talon d’Achille » du cancer de la prostate

Michael E Cox, Ph. D, et Kishor Wasan, Ph. D. (Université de la Colombie-Britannique, Université de la Saskatchewan)

Le cancer de la prostate se nourrit de testostérone et on le traite par l’hormonothérapie lorsqu’il se propage à l’extérieur de la prostate, en coupant l’apport de testostérone pour ralentir la croissance de la tumeur. Dans certains cas, toutefois, le cancer continue de croître, de prendre de l’ampleur pour devenir incurable. La grande question à se poser est la suivante : comment le cancer de la prostate peut-il continuer de croître lorsqu’il n’y a plus d’apport de testostérone? MM. Cox et Wasan étudient une nouvelle découverte, à savoir que le cancer transforme en fait le cholestérol en testostérone. L’équipe de chercheurs examine des statines, des médicaments qui abaissent le taux de cholestérol, pour bloquer les voies du cholestérol dans les cellules cancéreuses de la prostate. Qui dit absence de cholestérol dit absence de testostérone, ce qui revient à affamer les cellules cancéreuses pour qu’elles cessent de croître. Les chercheurs espèrent créer une thérapie qui bloquerait à la fois la formation de la testostérone à partir du cholestérol et l’attraction du cholestérol vers les cellules cancéreuses de la prostate.

Selon M. Cox : « Nous espérons parvenir à faire d’un cancer avancé de la prostate une maladie qui pourra être gérée et qui ne sera plus mortelle ».

Cause et effet

Allen Ehrlicher, Ph. D. (Université McGill, Montréal)

Lorsque le cancer de la prostate métastase, il devient difficile de le déceler et de le traiter. Comment ces cellules cancéreuses acquièrent-elles la capacité de se propager dans d’autres parties du corps? M. Ehrlicher croit que les cellules cancéreuses peuvent être soumises au milieu dans lequel elles évoluent. Il prévoit d’étudier les changements non seulement dans les cellules cancéreuses elles-mêmes, mais aussi dans leur environnement, pour déterminer les causes de leur propagation. Il espère que ces nouvelles connaissances donneront aux médecins de nouvelles stratégies pour prévoir si le cancer de leurs patients métastasera et être ensuite en mesure d’offrir de meilleurs traitements ayant moins d’effets secondaires.

Selon M. Ehrlicher : « Guidés par les résultats de ces travaux, les patients pourront envisager avec plus de confiance d’autres options que la chirurgie, la radiothérapie ou la chimiothérapie pour gérer le cancer de la prostate, car ces solutions peuvent entraîner des complications qui changent leur vie. »

Suivre le cheminement du cancer d’inoffensif à mortel

Dr Martin Gleave (Université de la Colombie-Britannique, Vancouver)

Qu’arrive-t-il à une cellule cancéreuse lorsqu’elle cesse de répondre à l’hormonothérapie? Comment change-t-elle et que peut-elle nous révéler? À l’aide de milliers de cellules cancéreuses de la prostate provenant de patients, l’équipe du Dr Gleave examinera les changements que subissent les cellules au début, pendant et à la fin de l’hormonothérapie. En déterminant si des changements semblables surviennent dans les cellules de différents patients, le Dr Gleave espère découvrir des gènes communs qui pourraient aider les médecins à mieux gérer les soins aux patients.

Selon le Dr Gleave : « Nous pensons que cette recherche nous aidera à mieux comprendre les raisons pour lesquelles le cancer de la prostate progresse et devient résistant et qu’elle pourra donner aux médecins des données importantes sur les traitements les plus efficaces pour leurs patients ».

Utiliser l’or pour chercher et détruire le cancer de la prostate

Dr Larry Goldenberg (Université de la Colombie-Britannique, Vancouver)

Le Dr Goldenberg approfondit les travaux dans la lignée de la recherche intensive sur les traitements propres à cibler et à détruire le cancer. Il existe maintenant des moyens d’utiliser les rayonnements pour cibler et détruire des cellules cancéreuses en endommageant le moins possible les tissus sains environnants. Malheureusement, ce type de traitement n’est pas bien ciblé pour le cancer de la prostate. Souvent, des cellules saines des glandes salivaires, des reins, des glandes surrénales et d’autres parties du corps sont endommagées, ce qui engendre d’importants effets secondaires. Pour la première fois, une équipe étudie une partie spécifique des cellules cancéreuses de la prostate pour déterminer où il faudrait cibler les rayonnements. Le DGoldenberg est en train de concevoir une nanoparticule « d’or » qui émettrait un rayonnement directement dans cette zone du cancer, épargnant ainsi les dommages aux tissus sains et réduisant les effets secondaires chez les hommes qui reçoivent ce type de traitement.

Selon le Dr Goldenberg : « D’un point de vue optimiste, la recherche nous permettrait de limiter considérablement le cancer de la prostate métastatique et peut-être un jour de détruire le cancer dans la prostate, avant qu’il ne réussisse à se propager ».

Utiliser l’urine pour gérer la progression

Thomas Kislinger, Ph. D., et Stanley Liu, Ph. D. (University Health Network, Sunnybrook Research Institute, Toronto)

De nombreux hommes atteints d’un cancer de la prostate à faible risque choisissent la surveillance active comme option au lieu d’une intervention immédiate. Dans ces cas, on surveille le cancer et on retarde le traitement jusqu’à ce qu’il évolue, ce qui épargne à de nombreux hommes d’avoir à subir des effets secondaires qui changent leur vie. Il est cependant très difficile d’établir avec exactitude quels hommes sont atteints d’un cancer de la prostate à faible risque et peuvent en toute sécurité recourir à la surveillance active, et lesquels développeront un cancer virulent qui doit être traité sans attendre. MM. Kislinger et Liu ont découvert que l’urine des hommes qui ont subi un toucher rectal est enrichie de protéines libérées par la prostate. Ils croient que la quantité de ces protéines pourrait changer dans une forme plus virulente de la maladie, ce qui pourrait permettre de distinguer un cancer de la prostate virulent d’un cancer de la prostate à croissance lente.  

Selon M. Kislinger : « Nous espérons créer un marqueur dans l’urine qui pourra mieux renseigner les médecins sur la virulence du cancer de la prostate de leurs patients, afin de mieux personnaliser les décisions de gestion que doivent prendre les hommes ».

Les matières grasses comme carburant

Dr Jacques Lapointe (Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, Montréal)

Les cellules cancéreuses de la prostate se nourrissent à plusieurs sources pour croître et les acides gras en font partie. Le Dr Lapointe a découvert qu’un gène impliqué dans la dégradation des acides gras semble différent chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate métastatique. Il se sert donc de ces connaissances pour découvrir comment le gène aide le cancer de la prostate à survivre et à croître à partir des acides gras.

Selon le Dr Lapointe : « Ce projet nous permettra de mieux comprendre l’influence des acides gras sur la croissance du cancer de la prostate et il pourrait mener à une meilleure gestion de la maladie et à de nouveaux marqueurs qui aideront les médecins à choisir le traitement qui conviendra le mieux à chaque patient ».

Plus que la testostérone 

Éric Lévesque, Ph. D., et Chantal Guillemette, Ph. D. (Université Laval, Québec)

Le rôle de la testostérone dans la croissance du cancer de la prostate a été étudié, mais il reste encore de nombreuses autres hormones mâles à étudier. Et si les cellules cancéreuses se nourrissaient aussi de ces autres hormones pour croître? L’équipe d’Éric Lévesque examinera la présence de ces hormones mâles non étudiées dans des échantillons sanguins de 1 700 anciens patients du cancer de la prostate. En plus des échantillons sanguins, l’équipe utilisera les dossiers sur l’évolution du cancer chez ces patients. En réunissant ces données, l’équipe de M. Lévesque sera en mesure d’identifier tout lien entre la progression du cancer et ces hormones.

Selon M. Lévesque : « Ces travaux pourraient mener à des moyens plus précis et plus précoces de déterminer quels cancers sont les plus susceptibles de progresser et trouver des moyens plus efficaces que l’hormonothérapie ». 

Un X pour marquer la zone

Dre Cynthia Ménard (Centre hospitalier de l’Université de Montréal)

La radiothérapie est habituellement la première option offerte aux patients lorsque le cancer de la prostate récidive après la chirurgie, mais les médecins ne sont pas toujours capables de dire précisément où se trouve le cancer. Cela veut dire que les rayonnements peuvent cibler des cellules saines et que le patient en subira les effets secondaires ou que le traitement ratera sa cible. Dre Cynthia Ménard travaille à la mise au point d’un outil que les médecins utiliseront pour rendre les traitements de radiothérapie plus efficaces et moins toxiques, grâce à un type plus nouveau et plus sensible de tomodensitométrie, appelé imagerie par émission de positrons de l’antigène de membrane spécifique de la prostate (PSMA PET). Elle utilise des milliers de ces images pour établir des cartes qui aideront les médecins à prévoir la zone où le cancer d’un patient donné est susceptible de récidiver.

Selon Dre Ménard : « J’espère qu’au bout du compte nous améliorerons les taux de guérison et que nous diminuerons la toxicité des rayonnements ». 

Les propres cellules du corps comme arme contre le cancer

Ryan Wylie, Ph. D., et Anthony Rullo, Ph. D. (Université McMaster, Hamilton)

MM. Wylie et Rullo utilisent une stratégie intrigante pour déterminer si les cellules immunes de notre corps pourraient devenir des armes de destruction du cancer. Leur équipe examine s’il est possible d’utiliser des cellules saines du système immunitaire, appelées cellules T, dont la fonction principale est de détruire les cellules qui pourraient être dommageables, pour lutter contre le cancer de la prostate. Leur rêve : faire du cancer de la prostate une maladie chronique, comme un taux de cholestérol élevé, pour laquelle on prend des médicaments pendant de nombreuses années pour la maîtriser, sans effet secondaire important ni dommage pour le reste du corps. L’équipe met à l’essai une nouvelle approche qui, si elle est fructueuse, pourrait mener à des médicaments qui donneront aux hommes plus de temps et moins d’effets secondaires que les traitements actuels, ce qui améliorera de manière draconienne leur qualité de vie. M. Wylie espère que cette recherche mènera à des médicaments qui peuvent être administrés aux hommes atteints d’un cancer avancé de la prostate, à long terme.

Selon M. Wylie : « Nous aimerions voir le cancer de la prostate devenir une maladie avec laquelle les hommes peuvent vivre. Une maladie qui peut être gérée à long terme sans effet secondaire qui bouleverse la vie ».

 

Renseignements


Arden Bagni
Gestionnaire, Communications
Cancer de la Prostate Canada
416-441-2131, poste 264
arden.bagni@prostatecancer.ca
 
Sonya Friesen
Gestionnaire, Relations publiques
Movember Canada
416-591-7771
sonya.friesen@movember.com

À propos de Cancer de la Prostate Canada

Cancer de la Prostate Canada est le principal organisme de bienfaisance national voué aux besoins liés au cancer de la prostate. Nous nous efforçons de sauver des vies en améliorant la prévention, le dépistage et le traitement du cancer de la prostate et d’améliorer la qualité de vie de tous les Canadiens touchés par cette maladie grâce à la collaboration, à la recherche de calibre mondial et à l’application des connaissances pour l’obtention de meilleurs résultats. Pour faire un don ou en savoir plus, visitez prostatecancer.ca.

À propos de Movember

Movember est le principal organisme de bienfaisance voué à l’amélioration de la santé masculine partout dans le monde. Son seul but étant d’empêcher les hommes de mourir prématurément, Movember appuie les causes suivantes : le cancer de la prostate, le cancer testiculaire, la santé mentale et la prévention du suicide. Depuis 2003, le soutien de plus de cinq millions de personnes a permis de financer plus de 1 200 projets novateurs dans plus de 20 pays. Pour faire un don ou en savoir plus, visitez Movember.com.

 

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Posted: 2019-09-16 08:00:00


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