X
La SCC surveille de près les recommandations de l’Agence de la santé publique du Canada concernant le coronavirus (COVID-19) afin de réagir à celles-ci. Apprenez-en plus

1,5 million d’hommes de plus de 50 ans au Canada courent actuellement le risque inutile d’un cancer de la prostate

Cancer de la Prostate Canada a récemment demandé aux Canadiennes et aux Canadiens ce qu’ils savaient du cancer de la prostate. Les résultats ont été stupéfiants et donnent à penser que 1,5 million d’hommes de 50 ans et plus au Canada ne cherchent pas à subir un test de dépistage précoce du cancer au moyen d’un test sanguin de l’APS. Le sondage*, Hommes à risque : le décalage dans le dépistage du cancer de la prostate, montre que même si l’importance du dépistage précoce est bien connue, les hommes de 50 ans et plus au Canada ne passent pas le test.

« Cet écart entre la sensibilisation et l’action fait que de nombreux Canadiens courent le risque d’un dépistage tardif du cancer de la prostate, à un moment où les chances de survie diminuent, explique le Dr Rob Hamilton, porte-parole de Cancer de la Prostate Canada et urologue-oncologue au Princess Margaret Cancer Centre.

« Il est encore plus troublant de constater qu’un tiers presque des hommes qui savent qu’ils courent un risque accru en raison de leur âge ne prennent pas l’initiative de consulter leur médecin et de passer un test. »

Cancer de la Prostate Canada recommande de commencer à passer des tests de l’APS à 50 ans pour la plupart des hommes et à 45 ans pour les hommes qui courent un risque accru. Lorsque le cancer de la prostate est dépisté hâtivement, le taux de survie atteint presque 100 % après cinq ans, alors que s’il est dépisté tardivement, le taux de survie chute à 28 %, ce qui signifie que trois hommes sur quatre en mourront.

Constatations clés du sondage

Les hommes de 50 ans et plus au Canada font preuve de déni.
  • Environ 1 homme sur 4 (1,5 million de Canadiens) de plus de 50 ans ne cherche pas à subir un test de dépistage précoce du cancer de la prostate au moyen du test sanguin de l’APS même si :
    • 75 % des hommes de 50 ans et plus savent que le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes;
    • 72 % savent que le taux de survie atteint presque 100 % lorsque le cancer est dépisté hâtivement.
Les Canadiennes et les Canadiens connaissent bien le cancer de la prostate et ses effets sur la santé.
  • Près d’une personne sur deux (47 %) connaît quelqu’un qui a reçu un diagnostic de cancer de la prostate : un membre de sa famille, un ami ou un collègue.
  • Une personne sur cinq (21 %) a été touchée de près par le cancer de la prostate, ce qui veut dire que cette personne en a elle-même reçu le diagnostic ou qu’un frère ou un père en a reçu le diagnostic.
  • 72 % savent que le cancer de la prostate est le cancer le plus courant chez les hommes au Canada.
  • 68 % savent que le taux de survie atteint presque 100 % si le cancer est dépisté tôt.
  • Un tiers (34 %) des personnes savent que 50 à 59 ans est la tranche d’âge recommandée pour un premier test de l’APS pour la plupart des hommes.

Le point de vue des patients

Chris-Watson_02-(1).jpgLe test de dépistage précoce du cancer de la prostate aurait été bénéfique à Chris Watson. Lorsque l’homme d’Oakville, en Ontario, a eu 50 ans en 2010, il a demandé à son médecin de famille de passer un test de l’APS, mais ce dernier n’a pas pensé qu’un test était nécessaire. Deux ans plus tard, M. Watson a passé un test de l’APS dans le cadre d’un examen à des fins d’assurance. Son taux d’APS était élevé et une biopsie a confirmé qu’il était atteint d’un cancer de la prostate. Après avoir suivi un traitement, dont une intervention chirurgicale, M. Watson a maintenant pleinement repris le cours de sa vie.

Kate-Black-(1).jpgMalheureusement, le diagnostic de la maladie arrive trop tard pour de très nombreux Canadiens. Le père de Kate Black est de ce nombre : après avoir retardé le test parce que son état de santé général était bon, il a reçu un diagnostic de cancer de la prostate avancé et Kate a perdu son père peu de temps après. Elle est maintenant déterminée à ce qu’aucune autre fille ne perde son père en raison de cette maladie et elle encourage les hommes à parler à leur médecin de la pertinence d’un test de l’APS dans leur cas.

« Cet écart entre la connaissance et l’action est la raison pour laquelle Cancer de la Prostate Canada continue d’insister auprès des hommes et de leurs familles pour qu’ils parlent des risques du cancer de la prostate et de l’importance du dépistage précoce avec leur professionnel de la santé, déclare Peter Coleridge, président et chef de la direction de Cancer de la Prostate Canada.

« Les hommes doivent agir pour éviter de mourir d’un cancer en grande partie traitable ».

* Ce sondage a été préparé et mené par Cancer de la Prostate Canada entre mai et juillet 2019. Il comporte une marge d’erreur de plus ou moins 1,37 %, 19 fois sur 20.
 
Posted: 2019-09-26 09:00:00