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Plus que la testostérone

Aujourd’hui, 63 Canadiens environ recevront un diagnostic de cancer de la prostate. Si le cancer est décelé dès ses premiers stades, la presque totalité d’entre eux survivra. Ce n’est cependant pas toujours le cas, car environ 11 Canadiens décéderont du cancer de la prostate aujourd’hui.

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Il existe des médicaments (hormonothérapie ou traitement antiandrogénique) qui empêchent le corps de produire de la testostérone, l’hormone qui alimente la croissance du cancer. Ces médicaments sont utilisés lorsque le cancer se propage à l’extérieur de la prostate, récidive après un autre type de traitement ou est jugé à haut risque de propagation après la chirurgie ou la radiothérapie. Même avec l’hormonothérapie, le cancer continue parfois de croître.
 
Le rôle de la testostérone dans la croissance du cancer de la prostate a été étudié, mais qu’en est-il des autres hormones mâles? Il en existe de nombreuses autres encore à examiner et l’hormonothérapie actuelle ne les supprime pas. Et si les cellules cancéreuses se nourrissaient de ces autres hormones pour croître? Dr Éric Lévesque et son équipe de l’Université Laval, à Québec, sont déterminés à trouver si c’est bien le cas.
 

« Nous disposons maintenant d’une nouvelle technique assez sensible pour mesurer d’autres hormones mâles. On les mesure pour la première fois en fonction de la progression du cancer de la prostate dans un gros groupe de patients. Elles justifient manifestement notre attention », dit le Dr Lévesque.

 
L’équipe examine la présence de ces hormones mâles non étudiées dans les échantillons sanguins de 1 700 anciens patients du cancer de la prostate. En plus des échantillons sanguins, l’équipe dispose aussi des dossiers sur la progression du cancer de ces patients. En rassemblant toute cette information, l’équipe du Dr Lévesque pourra identifier tout lien entre la progression du cancer et ces hormones.
 
Si l’équipe peut démontrer que ces autres hormones mâles stimulent la croissance du cancer de la prostate, ses constatations pourraient la mener à :
  • des moyens plus exacts et plus rapides de déceler si le risque de prendre de l’ampleur;
  • des façons de faire plus efficaces en hormonothérapie, par exemple commencer plus tôt et utiliser de nouveaux médicaments qui bloquent spécifiquement les hormones autres que la testostérone.
 
Si le projet est fructueux, il pourrait mener à une utilisation plus ciblée et opportune des médicaments qui bloquent les hormones mâles. L’espoir d’améliorer et de sauver plus de vies en vaut la peine.
 
Ce projet est fièrement financé par la Fondation Movember et choisi par Cancer de la Prostate Canada. En 2019, il a fait partie des dix projets de recherche retenus dans le cadre du programme des Subventions de découverte pour trouver des moyens d’améliorer et de sauver plus de vies.

 
Votre don aide à protéger les hommes et leurs familles du cancer de la prostate.Vous appuierez les projets de recherche les plus prometteurs et vous fournirez aux hommes les soins et le soutien dont ils ont le plus besoin. 
Posted: 2019-09-23 08:00:00