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Recommendations & Directives

Recommandations sur le test de l’APS

Le test de l’APS est actuellement le meilleur moyen de dépister sans tarder le cancer de la prostate à ses premiers stades lorsque les options de traitement sont plus nombreuses et la chance de survie à son meilleur. Lorsqu’il est dépisté rapidement, le taux de survie après cinq ans atteint presque 100 %. Si le cancer est dépisté tardivement, le taux chute à 28 %. 

Les fournisseurs de soins de santé sont souvent la première ressource vers laquelle un homme se tourne pour obtenir des conseils et de l’information sur le dépistage précoce du cancer de la prostate et les tests de l’antigène prostatique spécifique (APS). Cancer de la Prostate Canada préconise une prise de décision partagée et appuie les recommandations de l’Association des urologues du Canada (AUC) sur le dépistage du cancer de la prostate.

Vous pouvez utiliser le guide de l’AUC ci-dessous pour aider vos patients à prendre la décision qui leur convient.
 
Canadian Urological Association PSA Testing Guidelines
A Practical Approach to the Canadian Urological Association Recommendations on Prostate Cancer Screening and Early Diagnosis (pdf)

(En anglais seulement)
 

Questions courantes sur le test de l’APS

  
Mon patient devrait-il passer un test de l’APS?

 

  • Vous devriez envisager un test de l’APS pour votre patient s’il a des symptômes ou si vous soupçonnez un cancer de la prostate après un toucher rectal.
  • Vous devriez avoir une conversation avec votre patient sur un choix informé s’il n’a pas de symptômes. Cette conversation doit porter sur les facteurs de risque, l’état de santé général, l’espérance de vie, les avantages et les risques du test.
  • Si votre patient court un risque supérieur de cancer de la prostate (s’il est Noir ou s’il a des antécédents familiaux de la maladie), il devrait envisager de passer un test de l’APS à partir de 45 ans.
  • Si votre patient ne fait pas partie des personnes à risque, il devrait envisager de passer un test de l’APS à partir de 50 ans.
  • Voici une ressource qui peut vous guider dans cette conversation avec vos patients. Vous pouvez commander et recevoir gratuitement cette ressource sur le test de l’APS et d’autres ressources.

     

À quel âge mon patient devrait-il commencer à passer un test de dépistage du cancer de la prostate?

 

  • La plupart des hommes devraient envisager de passer un test de l’APS à partir de 50 ans.
  • Les hommes dont les facteurs de risque sont supérieurs (s’ils sont Noirs ou s’ils ont des antécédents familiaux de la maladie) devraient envisager de passer le test à partir de 45 ans.

 

À quelle fréquence mon patient devrait-il passer un test de dépistage du cancer de la prostate?

 

  • Tout dépend du taux d’APS de votre patient et il diffère pour chacun.
  • Vous pouvez utiliser le diagramme de dépistage (en anglais seulement) de l’AUC pour vous guider.

 

À quel âge mon patient devrait-il arrêter les tests de dépistage du cancer de la prostate?

 

  • Les tests ne sont pas recommandés pour la plupart des patients de plus de 70 ans ou ceux dont l’espérance de vie est inférieure à 10 ans.
  • Si votre patient a plus de 60 ans et un taux d’APS <1ng/ml, il peut aussi arrêter les tests.

 

Quels sont les autres tests diagnostiques possibles pour m’assurer que mon patient reçoit un diagnostic précoce?

 

  • Toucher rectal – Cet examen est utilisé pour chercher des signes de cancer de la prostate. Il peut compléter l’information fournie par le test de l’APS et parfois détecter un cancer de la prostate chez les patients au taux d’APS normal. Cancer de la Prostate Canada ne recommande pas le seul toucher rectal pour dépister un cancer de la prostate
  • Biopsie – Elle est utilisée pour établir le diagnostic de cancer de la prostate.
  • Imagerie – L’imagerie telle que l’IMR peut être utilisée avant (pas courant) ou après (plus courant) une biopsie pour cibler les zones suspectes de la prostate qui peuvent être cancéreuses ou déterminer si le cancer s’est propagé à l’extérieur de la prostate.

 

Comment puis-je appuyer un patient inquiet à l’idée d’un toucher rectal?

 

  • Il appartient au patient de choisir s’il veut cet examen DRE.
  • Le toucher rectal peut susciter de l’anxiété ou de la gêne chez certains patients. Vous pouvez les rassurer en expliquant ce qui suit :
    • l’examen est de courte durée;
    • l’examen est peut-être embarrassant, mais il n’est habituellement pas douloureux;
    • le déroulement de l’examen.
  • Certains patients qui ont subi une agression sexuelle peuvent trouver l’examen pénible. Soutenez-les et encouragez-les à parler à quelqu’un de leurs sentiments et de leur expérience.
  • Certains patients se sentiront plus à l’aise s’ils peuvent choisir le sexe du professionnel de la santé qui effectuera l’examen.
Que dois-je faire si le taux d’APS de mon patient est élevé?

 

  • Il existe des calculateurs de risque pour la prostate qui vous permettent d’évaluer le risque de votre patient si son taux d’APS est élevé (en anglais seulement).
  • Un taux d’APS supérieur à la normale peut indiquer un problème lié à la prostate qui peut être un cancer ou un autre trouble non cancéreux comme l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) ou une prostatite. Chez la plupart des hommes, un taux d’APS >3 ng/ml est considéré comme supérieur à la normale.
  • Si le taux d’APS est élevé, il faut tenir compte de facteurs tels que la santé de la prostate, les résultats du toucher rectal, les résultats de tests de l’APS antérieurs (s’il y a lieu), l’âge, l’état de santé général et les facteurs de risque avant de décider des mesures qui suivront.
  • Selon tous ces facteurs, vous pouvez recommander un autre test de l’APS pour suivre l’évolution du taux d’APS ou aiguiller le patient vers un spécialiste qui effectuera d’autres examens comme une biopsie ou une IRM.

 

Mon patient doit-il payer le test de l’APS?

 

  • Le test de l’APS à des fins de diagnostic est couvert pour tous les hommes sauf en Colombie-Britannique et en Ontario.
  • La plupart des hommes asymptomatiques de la Colombie-Britannique et de l’Ontario doivent payer eux-mêmes entre 30 et 50 $ pour obtenir un test de l’APS.

 

Les femmes trans ou les hommes qui font partie des personnes non binaires devraient-elles passer un test de l’APS?

 

  • Il est important d’appuyer vos patientes qui sont des femmes trans ou des personnes non binaires, car le dépistage du cancer de la prostate peut ne pas être considéré comme une affirmation du sexe et peut être douloureux à la fois physiquement et émotionnellement.
  • Il n’existe pour le moment aucune ligne directrice concernant le dépistage du cancer de la prostate chez les femmes trans en particulier.
  • Les femmes trans ou les personnes non binaires à qui le sexe masculin n’a pas été attribué à la naissance ont une prostate et peuvent avoir le cancer de la prostate. La prostate n’est généralement pas enlevée pendant une intervention de confirmation du genre, y compris l’orchidectomie et la vaginoplastie.
  • Il est également possible que des femmes trans qui suivent une hormonothérapie féminisante puissent avoir le cancer de la prostate.
  • La décision de passer un test de dépistage du cancer de la prostate et des moyens de le faire doit être prise par le patient après une discussion sur les choix informés avec leur fournisseur de soins de santé. Il faut tenir compte de facteurs de risque tels que les antécédents familiaux de cancer de la prostate ou le fait d’être Noir.
  • Vos patientes qui sont des personnes non binaires et des femmes trans peuvent ignorer qu’elles doivent passer des tests de dépistage du cancer de la prostate ou être réticentes à le faire. L’hormonothérapie féminisante peut aussi abaisser les taux d’APS, ce qui peut retarder un diagnostic.
  • Veillez à informer vos patients. Une conversation sur le test de l’APS doit être se faire de manière réfléchie et être vue comme une occasion pour le fournisseur de soins de santé et le patient de discuter de l’importance des tests et du suivi médical.

 

Lignes directrices 

 



L'Association des urologues du Canada a créé une collection de lignes directrices et de recommandations pouvant vous aider à fournir les meilleurs soins à vos patients.






Dernière mise à jour : octobre 2019

 
 
 



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